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Webmapping – part1 : Ma première carte

Suite à l’article de juin 2013, faire du « Géogommette » avec Leaflet, nous allons voir ici comment créer une carte en ligne en utilisant Leaflet (une bibliothèque JavaScript open-source permettant de créer des webcartes interactives).

Dans cette série d’articles, nous allons utiliser du HTML, du CSS, et, ce qui nous intéresse le plus, du JavaScript (JS).

  • HTML : structuration du contenu de la page web. La carte dynamique sera à l’intérieur d’un élément du fichier HTML
  • CSS : permet de styliser la présentation visuelle de la page web
  • JS : permet d’obtenir une page web interactive. Avec cette librairie, nous pourrons nous déplacer avec la souris sur la carte, ajouter des données ou encore gérer l’interaction page web / utilisateur

De quoi avez-vous besoin ?

Un ordinateur
Un accès à internet
Un navigateur internet
Un éditeur de texte (Notepad++ pour Windows, Textedit, pour Mac, ou encore Sublime Text, multiplateforme)


Quelques indications avant de commencer :

Ce point a pour but de vous donner des indications concernant la structuration des fichiers lors de la création d’un site / d’une page web. Ce ne sont que des indications, libre à vous de les suivre, les adapter, les ignorer.

Organisation
Vous pouvez utiliser la racine de votre serveur en tant que conteneur principal ou avoir un dossier faisant office de conteneur (nous partons ici de ce principe).
Dans ce dossier mon_projet , vous devez créer votre fichier index.html servant d’entrée principale.

mon_projet
     > index.html

Le plus souvent, une page web est composée d’une structure au format html, d’un fichier de forme au format css, d’un fichier js permettant une page dynamique et d’images.
Certains fichiers sont spécifiques à une page, d’autres peuvent être généraux et s’intégrer à plusieurs pages. Pour éviter de s’y perdre il est possible de créer des fichiers permettant de regrouper l’ensemble de ces fichiers.
Le fichier assets contient les fichiers css et js (vous le retrouverez sous différents noms : assets / ressources / app. L’important étant de s’y retrouver!).
Le fichier image regroupe lui l’ensemble des images (à savoir qu’il est possible d’y faire des sous-dossiers pour chaque page du site).

mon_projet
assets
css
>js
>image
>index.html

Cette structuration permet d’avoir une organisation claire des fichiers, il est relativement facile de s’y retrouver dès lors que l’on dispose de plusieurs fichiers différents.
Le dossier css va contenir l’ensemble des fichiers au format css, il en va respectivement de même pour le dossier js.
De cette manière, les pages du site vont se référer directement les bons fichiers, sous réserve de les appeler de la bonne manière.

mon_projet
> assets
> css
> index.css
>js
> index.js
>image
>image1.png
>image1.jpeg
>index.html

Pour appeler les fichiers css et js, rien de plus facile, inssérer ces lignes dans la partie head dans votre fichier index.html.

<link rel="stylesheet" href="assets/css/index.css"/>
<link rel="stylesheet" href="assets/js/index.js"/>

Pour résumer
L’organisation des dossiers et fichiers peut être fastidieuse, cependant cette étape est importante afin de pouvoir s’y retrouver plus facilement par la suite. Je fournis ici un exemple générique et modifiable, il ne s’agit en aucun cas d’une règle ou d’une organisation commune à tous.
Il est important de garder en mémoire l’utilité des fichiers css et js :
css: permet de mettre en forme sa page web
js: permet d’obtenir une page web dynamique


Ma première carte :

Pour commencer, nous allons créer une simple visualisation à partir d’un fond de carte OpenStreetMap.
Le résultat doit s’approcher de cet exemple :

Fichiers Leaflet : css & js
L’utilisation de Leaflet nécessite de faire appel à des fichiers css et js dans le fichier html.
Dans les exemples suivants, nous allons appeler directement via internet les fichiers qu’ils nous faut. Pour cela, il va falloir insérer ce code dans la section <head> de la page html.

 <link rel="stylesheet" href="http://cdn.leafletjs.com/leaflet-0.7.3/leaflet.css"/>
<script src="http://cdn.leafletjs.com/leaflet-0.7.3/leaflet.js"></script> 

Ajout de l’élément Div et stylage
Leaflet a besoin d’un élément <div/> contenant la carte. Cet élément du <div> contient les informations relatives à la taille de la carte.
Créez un élément <div> avec l’id « map » en ajoutant ce qui suit :



<div id="map"></div>


Pour créer une carte de 960 pixels de largeur et 500 pixels de hauteur, ajoutez ce code dans le fichier css, ou entre balises <style> dans la section <head> de la page html :

#map { width: 960px; height: 500px; }

A partir de maintenant, les bases sont présentes pour créer la carte. Il ne manque juste que quelques lignes de JavaScript

Appeler le fond de carte OSM
Insérez le code suivant entre les balises <script> du fichier HTML :

<script> var map = L.map('map',{
  center: [45.7604276, 4.8335709],
  zoom: 13 });
  L.tileLayer('http://{s}.tile.osm.org/{z}/{x}/{y}.png', {
  attribution: '© <a href="http://osm.org/copyright">OpenStreetMap</a> contributors'
  }).addTo(map);
</script>

Maintenant votre page HTML doit ressembler à ceci :

<!DOCTYPE html>
<html>
 <head>
  <title>Leaflet Web Map</title>
  <link rel="stylesheet" href="http://cdn.leafletjs.com/leaflet-0.7.3/leaflet.css" />
  <script src="http://cdn.leafletjs.com/leaflet-0.7.3/leaflet.js"></script>
  <style>
    #map {
      width: 960px;
      height:500px;}
  </style>
 </head>

 <body>
  <div id="map"></div>
  <script> var map = L.map('map',{
    center: [45.7604276, 4.8335709],
    zoom: 13 });
    L.tileLayer('http://{s}.tile.osm.org/{z}/{x}/{y}.png', {
    attribution: '© <a href="http://osm.org/copyright">OpenStreetMap</a> contributors'
    }).addTo(map);
  </script>
 </body>
</html>

Pour résumer …
Nous avons créé une variable « map » puis nous avons assigné, via Leaflet, un objet « L.map » correspondant, dans l’élément Div.
De plus, nous avons ajouté une information sur la localisation du centre de la carte et le niveau de zoom de référence.
Maintenant la carte s’affiche, il est possible de la manipuler (déplacement / zoom).
Le fond de carte OSM est appelé via la fonction « L.tileLayer ». L’option « attribution » permet d’afficher les informations relatives au fond de carte.
D’autres fonds de carte peuvent être utilisés. Via ce site web, une liste de fonds de cartes non exhaustives

A suivre : Gestion des layers …

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QGIS – Récupérer des palettes de couleurs depuis ColourLovers.com

Voici un nouveau script qui permet de récupérer une palette de couleur à partir du site ColourLovers.com

  1. Aller sur le site : ColourLovers.com et choisir la palette qui vous convient.
Colour2

ColourLovers.com

2. Lancer le script en renseignant l’URL et le nom de la palette que vous souhaitez importer

Colour1

Colours

3. Pour vérifier que la palette a bien été ajoutée, aller dans le gestionnaire de symboles

Colour6

Le script est  actuellement disponible ici.

J’en profite également pour remercier D. Lys pour son aide sur Georezo.

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Travailler du ecw sur ubuntu avec docker

Certains gros fournisseurs d’images aériennes proposent des fichiers au format ecw (porté par Hexagon geospatial)

Le problème est que sur Ubuntu, la librairie de lecture de ce format d’image raster n’est pas installé de base avec Qgis et qu’il faut souvent mettre les mains dans le cambouis pour l’installer.

Plusieurs  personnes ont indiqué des guides mais ceux-ci ne sont plus toujours à jour.

Makina corpus 2013

gis.stackechange.com en 2014

Le problème qu’on peut voir c’est que les logiciels évoluent et que certaines astuces ne fonctionnent plus. Alors, quitte à mettre les mains dans le cambouis, autant aller faire un tour chez docker, un système de container permettant de créer des environnements logiciels isolé. Il existe un système de hub où plusieurs personnes déposent des applications développées en accès libre. Les gens de Klokan Technologies ont développé un container qui répond bien à nos besoins.

Il permet de lancer un terminal avec une version de GDAL qui intègre la librairie ECW.

Au lieu de modifier, compiler et se prendre la tête, il suffit de lancer une commande pour avoir accès à un shell, nous permettant de naviguer dans nos données (il faut évidement installer docker préalablement depuis les sources docker et non les dépôts ubuntu qui ne sont pas à jour).

Installation de docker

La première commande installe curl et la seconde ajoute de dépôt à ubuntu et réalise l’installation. Le script de  get docker devrait demander un droit d’administrateur.

sudo apt-get update
sudo apt-get update
sudo apt-get install curl 
curl -fsSL https://get.docker.com/ | sh

 

La page de référence (en anglais est disponible ici):
https://docs.docker.com/linux/step_one/

 

Lancement du container pour faire nos modifications de fichiers

Docker installer, on peut passer au container

docker run -ti --rm -v $(pwd):/data klokantech/gdal /bin/bash

gdalinfo

Le script qu’on utilise prend les fichiers et les change de format en
les compressant selon les préconisations de Paul Ramsey.

#!/bin/bash

for FILE in *.ecw; do
  echo "processing $FILE"
  gdal_translate -co COMPRESS=JPEG  -co PHOTOMETRIC=YCBCR  -co TILED=YES  -a_srs EPSG:2154 "$FILE" "$FILE.tif"
done

Ce code peut être évidement amélioré, on peut enlever l’extension pour ne mettre que .tif
le résultat a le mérite de fonctionner et d’apporter une meilleure compression que l’ECW dont je ne connais absolument pas les caractéristiques (générale et spécifiques à ces données).

 

La comparaison visuelle avec les images issues de google satellite donne l’impression qu’on y perd un peu quand même mais cela n’est pas déterminant dans le travail réalisé ici (le protocole de comparaison est assez rudimentaire). à droite, le rendu après compression.
J’aurais bien fais une comparaison avec les données d’origine mais je ne peux pas les lire…

degradation

Et  donc, on gagne un peu en taille à l’occasion

11

Et ça marche dans Qgis maintenant

le_beau_village

Voilà, si vous souhaitez avoir quelques détails ou infos, ou mieux, vous pouvez apporter des précisions, n’hésitez pas.

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QGIS – Afficher le Cadastre (WMS) de plusieurs communes

Depuis quelques temps maintenant le cadastre est accessible via un service WMS : https://www.cadastre.gouv.fr/scpc/pdf/Guide_WMS_fr.pdf

Mais le problème, c’est qu’il faut adapter l’URL en modifiant le code INSEE pour chaque commune que l’on souhaite ajouter :

 http://inspire.cadastre.gouv.fr/scpc/[codeINSEE].wms?

Du coup, pour faciliter l’ajout du cadastre (WMS) de plusieurs communes dans un projet QGIS, j’ai créé  plusieurs scripts (Processing) qui permettent à partir d’une couche COMMUNES comprenant le nom et le code INSEE  de chacune d’elles, de charger les flux WMS correspondant.

cadastre1

Liste des scripts disponibles

Comme vous pouvez le voir ci-dessus, il est possible de charger l’intégralité des éléments du cadastre (WMS – Ajout du cadastre) ou bien de les charger individuellement.


 

Exemple avec 8 communes dont je souhaitais afficher le cadastre :

cadastre2

cadastre3

cadastre4

 

Les scripts sont actuellement disponibles ici et prochainement ajoutés au dépôt officiel QGIS-Processing.

MAJ du 20/03/2016 : ​Ajout des paramètres WIDTH / HEIGHT (1280×1024).

WIDTH / HEIGHT : Les largeurs / hauteurs de l’image
L’utilisateur doit spécifier la largeur / hauteur de l’image dans le service WMS GetMap.
Les images ne seront pas rendues si elles ne respectent pas cette taille mais un code d’erreur http Bad Request (400) est renvoyé.
La taille sera au minimum de 100×100 et au maximum 1280×1024.

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Retour sur le Hackfest Qgis de Las Palmas

Cet article est initialement paru en anglais de Alessandro Pasotti (développeur de Qgis) à cette adresse le 11/11/2015. Nous avons estimé l’éclairage intéressant pour comprendre ce qu’il se passe dans le projet Qgis et les défis qui s’offrent à lui.

La semaine dernière j’ai passé quelques jours au Hackfest Qgis à Las Palmas, voici quelques notes personnelles de l’événement.

Premièrement, j’aimerais remercier Pablo et ses amis pour l’extraordinaire organisation. Malheureusement, je ne pouvais pas passer plus de deux jours mais ceux-ci ont été mémorables.